Ce samedi 21 juin, nous étions une quinzaine à nous être donné RDV de bon matin pour aller rendre visite à Mr Freichinier. Quelques petits pitchouns étaient là pour venir à la découverte de ce jardin dans lequel poussent les légumes qui finissent dans leurs assiettes.
Nous avons tout d’abord remarqué le brise vent que Mr Freichinier a mis en place cette année : eh oui, ses terres sont en plein Mistral !!! Cela va donc compléter l’efficacité des rangées de maïs qu’il plante chaque année entre ses différentes cultures pour les protéger.
Mr Freichinier nous a montré tout d’abord ses pommes de terre dont notamment « la rate » qui est distribuée dans nos paniers en ce moment : viendra ensuite une autre variété plus
tardive.
Vint après les aubergines, 
très en retard à cause des très nombreuses pluies de ce printemps mais maintenant que la chaleur est là : on devrait pouvoir en manger dans un mois ; il est en de même pour les
différentes sortes de poivrons : marseillais, doux et vert. Mr Freichinier essaiera de satisfaire la demande des adhérents de l’an dernier en laissant mûrir quelques poivrons afin de nous en
distribuer des rouges : il faut savoir néanmoins que cela est risqué au niveau des maladies.
Nous avons ensuite découvert deux variétés de melons que son ouvrier était en train de tailler. Il en a planté deux fois plus que l’an dernier et vu que cette année,
personne n’est venu rouler en quad dessus, on devrait pouvoir s’en régaler pendant plusieurs semaines.
Nous avons continué cette visite avec les courgettes : rondes et longues ; 

puis les différents types de salades, le persil, les fraises. Mr Freichinier nous explique qu’il est grand amateur des « Mara des bois » et qu’il en plante donc tous les ans, en plus d’autres variétés. Par contre, malgré le succès des Gariguettes auprès des mangeurs de fraises, il n’en cultive pas : cette variété ne rend pas bien en bio.

On découvre ensuite les betteraves : nouvelle culture suite à la suggestion via le sondage 2007. Mr Freichinier n’en ayant jamais cultivé : il ne promet rien quant au résultat mais il essaie. Mine de rien, c’est beaucoup de travail : il faut encore les éclaircir puis les repiquer.
On découvre ensuite les lignes de poireaux (il va encore en planter dans 15 jours), les radis, les navets, les carottes ; enfin, celles qui ont survécu aux pluies.
Vient enfin la déception de ce printemps : les artichauts : ont donné beaucoup moins que prévu car ils ont été parasité. C’est la première fois que cela arrive à Mr Freichinier et il ne s’explique pas encore cette catastrophe.
Apparaissent ensuite les pastèques qui comme toutes les autres cultures de cette année ont du retard : 1mois1/2 en ce qui les concerne.
Et voilà enfin ce qu’attendaient les plus gourmands d’entre nous : les tomates ! Notre paysan de famille en a planté plusieurs variétés dont des Cœurs de bœuf, des Pendelottes, des Cerises et des rondes qui deviennent assez grosses pour qu’on puisse les farcir. On devrait avoir les premières tomates dans nos paniers d’ici une vingtaine de jours bien qu’elles aient été attaquées par le mildiou.

Nous avons pu découvrir ce matin là que Mr Freichinier avait durement souffert des fortes pluies de ce début d’année. Toutes ses cultures sont en retard et il est
envahi par les herbes. Malgré deux séances de désherbage, ces envahisseuses ont déjà bien repoussé et sont trop grandes pour être détruites avec un motoculteur : une 3ème séance
de désherbage manuel est donc en vue. De plus, toutes ces herbes attirent énormément d’insectes ; dont certains ennemis des plantes. Un malheur ne suffisant pas, cette année, c’est la pire
des « mauvaises » herbes qui pousse le plus : le liseron ; très difficile à détruire et même pas convertible en engrais vert ! Seul solution : l’arrachage
manuel !
C’est ainsi que nous nous sommes dit au revoir : impressionnés par le travail que notre producteur doit accomplir chaque jour de l’année pour remplir nos paniers.
Jennifer
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